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Pont de l’Amitie
thailando-laotien
Ce pont,
finance par l’Australie(30 millions de $US) enjambe le Mekong entre
Ban Jommani (a3 Km a l’ouest de Nong Khai) et Tha Na Laeng (a 19 km au
sud-est de Vientiane). Long de 1 174m, il a ete ouvert a la
circulation en avril 1994.
Wat Pho Chai
Ce temple,
situe a l’ecart de Prajak Rd au sud-est de la ville, est renomme pour
son grand bouddha assis, d’epoque Lan Xang. La tete de la statue est
en or massif, le corps en bronze, et l’utsanit (flamme ornementales)
est incruste de rubis. Les fresques du bot representent les voyages de
la statue de l’interieur du Laos aux rives du Mekong qu’elle traversa
en radeau. Un orage le fit chavirer et la bouddha resta au fond de
l’eau de 1550 a 1575, date a laquelle il fut enfin recueilli et place
alors dans le Wat Haw Kawng (aujourd’hui appele Wah Pradit Thammakun)
sur la rive thailandaise. Cette representation tres veneree fut
deplacee au Wat Pho Chai sous le regne de Mongkut (1852-1868).
Phra That Nong
Kai
Egalement connu
sous le nom de Phra That Klang Nam (“saint Reliquaire du milieu
du fleuve”), ce chedi lao est immerge, sauf en saison seche, lorsque
le niveau du fleuve baisse d’environ 30m. Le chedi a glisse dans le
lit du Mekong en 1847, et n’a cesse depuis de s’enfoncer – il est a
present presque au milieu du courant.
Sala Kaew Ku
Cet etrange
temple hindou-bouddhique, que la population locale appelle Wat
Khaek (temple indien), construit en 1978, est un produit de
l’imagination de bridee de Luang Puu Bunlera Surirat. Luang Pu
(“venerable Grand-Pere”) est un yogi-pretre-shaman brahmanique qui
mele joyeusement la philosophie. La mythologie et l’iconographie
hidoues et bouddhiques en un ensemble indechiffrable.
Ses disciples sont nombreux dans le Nord-Est au Laos, sur l’autre rive
du fleuve, ou il vecut de nombreuses annees avant de s’installer a
Nong Khai (il entretient toujours un temple au Laos). Il aurait etudie
aupres d’un rishi hindou au Vietnam.
Si l’on en croit la legende, Luang Fu se promenait en montagne
lorsqu’il tomba dans un puits qui le mena tout droit sur les genoux du
rishi ! Il demeura plusieurs annees dans cette grotte, nommee Kaew Ku
(“grotte du Joyau”)
L’attrait du temple reside dans les multiples et bizzarres statues en
ciment de Shiva, Vishnou, Bouddha et de toutes les divinites hindoues
et bouddhiques imaginables, ainsi que de nombreuses figures profanes,
toutes faconnees selon les directives de Luang Puu par des artistes
inexperimentes. Leur style est remarquablement homogene, et les
visages ressemblent a des masques polynesiens. La plus spectaculaire,
un bouddha assis sur un naja enroule, dressant ses multiples tetes a
capuchon.
Hat Jommani
Cette “plage”
de sable , sur la berge du mekong, n’emerge en fait que durant la
saison seche. Proche du pont de l’Amitie a Ban Jommani (3 Km a l’ouest
de Nong Khai), c’est l’aire de pique-nique preferee des Thailandais du
cru.
Excursions
organisees
Tous les jours,
vers 17h, des bateaux (amarres a proximite du restaurant
flottant, derriere Wat Hai Sok), emmenent les touristes contempler le
coucher du soleil depuis le fleuve. La municipalite a entrepris
d’amenager une promenade surberge. Pour l’heure, elle commence
a l’extremite est de la ville et se termine a une centaine de metres
de Phochai Rd.
Fetes
Comme beaucoup
d’autres villes du Nord-Est, Nong Khai a sa grande fete des Fusees (Ngaan
Bun Bang Fai) a la pleine lune de mai, et sa fete des Chandelles (Ngaan
Hae Thian) au debut du Phansaa, la periode de retraite bouddhique
(“Buddhist Rains Retreat”), fin juillet. La ville a aussi son propre
festival, le Nong Khai Festival, en mars.
Environs de la
province de Nong Khai
Wat Phra That Bang Phuan
A 12 km de Nong
Khai, par la Highway 2, et a 11 km a l’ouest par la Highway 211, Wat
Bang Phuan est un des sites les plus sacres du Nord-Est, en raison de
l’antique stupa indien qui s’y trouve. Il est semblable au chedi qui
s’elevait a l’emplacement du chedi de Phra Pathom a Nakhon Pathom,
mais on ignore les dates de construction de ce dernier. On suppose
qu’il pourrait remonter aux premiers siecles de notre ere, ou meme
avant. La legende veut qu’il renferme des ossements provenant de la
cage thoracique du Bouddha lui-meme.
En 1559, le roi Jayachettha de Chanthaburi (non l’actuelle Chanthaburi
en thailande, mais Wiang Chan - Vientiane - au Laos) etendit sa
capitale sur l’autre rive du Mekong et fit construire un nouveau chedi
plus eleve, de style laotien, a la place de l’ancien, en temoignage de
sa foi (tout comme le roi Mongkut a Nakhon Pathom). Vientiane (Wiang
chan), qui signifie “cite du Bois de Santal”. La pluie fit pencher
dangereusement le chede, et en 1970 il s’effondra. Le ministere des
beaux-arts le fit restaurer en 1978, et le Sangharaja, patriarche
supreme du bouddhisme thailandais, presida a sa nouvelle consecration.
Le chedi actuel s’eleve a 34,25 m de hauteur, et repose sur une base
de 17,2 m.
En fait, ce sont les chedis laotiens du XVIe siecle (don’t deux
renferment des bouddhas presque intacts dans leurs niches) qui donnent
son charme au temple. On verra aussi un wihaan sans toit avec un grand
bouddha, et une massive base circulaire en briques qui, autrefois,
devait supporter un autre grand chedi. Un petit musee exposant les
reliques du site, ainsi qu’une collection de venerables maisons des
esprits en bois, ont ete ouverts au public. L’entrée est gratuite,
mais les dons sont fort apprecies.
Tha Bo
Le long du
Mekong et de la Route 211, entre Nong Khai et la limite de la province
de Loei, plusieurs villages et bourgades vivant de l’agriculture et du
petit commerce avec le Laos. Entoure de plantations de bananiers et de
champs de legumes qui s’epanouissent dans les plaines inondees du
Mekong, Tha Bo (16 000 habitants) est le marche le plus important
entre Nong Khai et Loei. Le marche en plein air de la rue principale
offre le choix de plantes sauvages et d’herbes en tout genre le plus
riche des bords de Mekong. On y trouvera egalement le produit local le
plus celebre : les tomates. L’exportation de ces fruits a atteint 86
700 tonnes en 1990. On y pratique aussi la culture intensive du tabac.
Le barrage Huay Mong Dam, a la lisiere ouest de la ville,
permet l’irrigation de 10 800 ha de terres autour de Tha Bo. Cette
entreprise, d’une envergure relativement modeste, reste, dans le
domaine hydraulique, l’une des realisations les plus reussies de la
Thailande : le barrage, tout en etant le plus perfarmant du pays, n’a
pas sensiblement modifie l’environnement. Un grand jardin public, tres
bien concu, a ete amenage pres des digues.
La ville se signale aussi par son Wat Ong Teu (egalement connu
sous le nom de Wat Nam Mong), un vieux temple laotien abritant un
bouddha en pleurs. D’apres la legende locale, la main gauche de cette
statue de bronze de 300 ans d’age fut autrefois coupee par des voleurs.
Des larmes semirent a couler des yeux du bouddha jusqu’a ce que la
main fut restituee. Le wat se trouve 3 km a l’ouest de la ville, en
retrait de la Route 211.
Si Chiangmai
Juste en face
de Vientiane, Si Chiangmai est peuplee d’un grand nombre de Laotiens
et de Vietnamiens qui vivent de la fabrication des enveloppes en pate
de riz des rouleaux de printemps : les disques transparents sechent au
soleil sur des chevalets en bambou dans toute la ville. Les
catholiques romains sont nombreux parmi la population. Vous y verrez
une petite cathedrale, mais aussi une boulangerie proposant des
baguettes fraiches, comme en France, tous les matins. Depuis Si
Chiangmai, il est facile d’aller visiter Wat Hin Mak Peng, Ban Pheu,
ainsi que d’autres villages typiques (pour plus d’informations,
adressez-vous a la Tim Guest House). Des bacs assurent un service
regulier avec Vientiane. Les batiments des douanes et le bureau
d’immigration sont en ville, mais les etrangers non thailandais sont
diriges dur Nong Khai pour les traversees en direction du Laos.
Wat Hin Maak
Peng
A 60 km au
nord-ouest de Nong Khai, entre Si Chiangmai et Sangkhom, le Wat Hin
merite un detour jeste pour admirer le paysage le long de la Toute 211
depuis Nong Khai. Son monastere est connu dans la region en raison de
ses moines thutong (dhutanga en pali) qui, outre les 227 preceptes,
ont fait voeu d’ascese. Ces voeux consistant a ne manger qu’une fois
par jour, a ne porter que des tuniques faites de vieux vetements, et a
consacrer beaucoup de temps a la meditation. Plusieurs mae chii (nonnes
bouddhistes) vivent avec eux.
L’endroit respire la paix au milieu d’une fraiche foret parsemee de
plantations de bambous, avec vue sur le fleuve. Les kutis sont
construits parmi des rochers geants formant une falaise qui surplombe
le fleuve. Les simples visiteurs ne sont pas autorises dans cette
zone. Au pied de la falaise, plage de sable et autres formations
rocheuses. Juste en face, sur l’autree rive, on apercoit un temple de
foret laotien. Des pecheurs passent de temps en temps sur des radeaux
habitables. L’abbe du Wat Hin Maak Peng demande aux visiteurs de
s’habiller convenablement - pas de shorts ni de debardeurs. Si vous ne
vous conformez pas a cette exigence, on ne vous laissera pas entrer.
Sangkhom
La toute petite
bourgade de Sangkhom constituera une belle etape au cours d’une lente
excursion le long du Mekong entre Loei et Nong Khai. Wat Hin Maak Peng
n’est pas loin et la region possede des grottes et des cascades,
pretextes a des randonnees. Les pensions vous fourniront des cartes de
la region.
La cascade de Than Thip, l’une des plus imposantes, se trouve a
3 km sur la Route 211, entre le km 97 et le km 98, a l’ouest de
Sangkhom. La cascade est a deux niveaux, la chute superieure est plus
propre et offre un profond bassin de baignade (pendant ou just apres
la saison des pluies). La cascade est loin de la route – il vaut mieux
y aller a moto. Les chutes de Tan Thon, a 11,5 km a l’est de
Sangkhom (au km 73 de la Route 211, cote fleuve), sont plus
accessibles, mais elles sont envahies le week-end et les jours feries.
Beung kan
Si vous faites
route le long du Mekong, entre Nong Khai et Nokhon Phanom a l’est,
vous aurez surement envie de faire etape dans le petit bourg
poussiereux de Beung Kan, a 185 km de Nong Khai, sur la Route 212 (la
route de l’interieur via Udon et Sakon Nakhon est plus facile mais
moins interessante). Entre Nong Khai et Nokhon Phanom, vous
remarquerez de nombreux villages don’t les noms commencent ou
finissent par “Beung” ou “Nong” (Nawng). Ces deux termes font
reference aux lits de cours d’eau asseches, qu’alimentent, a la
saisons des pluies, d’ephemeres torrents (en principe, un beung est
plus large qu’un nong).
Plus vous vous rapprocherez de la province de Nokhom Phanom, Plus vous
verrez de Vietnamiens travailler dans les rizieres ou conduire du
betail sur la route. Tout le monde ici, Vietnamiens ou Thailandais,
porte le simple chapeau vietnamien en paille qui protégé de la pluie
et du soleil. En elle-meme, la ville de Beung Kan ne presente pa grand
interet, mais les alentours recelent quelques sites a visiter. Durant
la saison seche, le Mekong se retire de Beung Kan et son cours atteint
alors son point le plus etroit le long de la frontiere
thailando-laotienne.
A l’est de la ville se trouve Nom Song Sii (“Fleuve au deux
couleurs”) ou le Heay Songkhram, riviere large et boueuse, se deverse
dans le Mekong. Avec l’espoir d’obtenir, dans un avenir proche, le
statut provincial, amphoe Beuang Kan a recemment construit, a
proximite de la Highway, un nouveau Sala Jangwat Beung Kan (Conseil
provincial de Beung Kan).
Wat Phu Thawk
Les voyageurs
interesses par les wats de foret du Nord-Est pourront visiter celui-ci,
qui occupe une eminence greseuse au milieu d’une plaine plutot
aride – un vrai paradis d’ermite. L’ensemble de ce tertre, avec ses
grottes et ses panoramas a couper le souffle, appartient au wat. On y
monte par une serie de sept escaliers representant les sept niveaux
d’eveil selon la psychologie bouddhique. Les kutis de moines sont
eparpilles dans la montagne, dans les grottes et sur les falaises. A
mesure que l’on monte, on remarque que chaque niveau est plus frais
que le precedent. Attires par l’isolement et la fraicheur du lieu, des
moines et des mae-chiis de tout le Nord-Est viennent y mediter.
Ce temple etait autrefois le domaine du celebre maitre de meditaiton
Ajaan Juan un disciple du virulent Ajaan Man disparu il y a des annees.
Ajaan Juan trouva la mort dans un accident d’avion, avec plusiieurs
autres moines, alors que tous se rendaient aux celebrations marquant
l’anniversaire de la reins Sirikhit. L’avion s’ecrasa pres de
l’aeroport de Don Meuang. Beaucoup, dans le Nord-Est, y ont vu la
preuve que la reine actuelle est source de malheurs.
Pour vous rendre a Wat Phu Thawk, il faut prendre un songthaew matinal
a destinaiton de Ban Siwilai sur la Route 222 au sud (25 km, 7 B),
puis un autre vers l’est sur une piste qui conduit au wat distant de
20 km (10). Ce songthaew emmene les fideles qui vont au wat pour
acquerir des merites (voir la rubrique Religion dans le chapitre
presentation du pays). Le stop est possible si vous ratez le camion.
Un lecteur nous a signale avoir pris dans l’apres-midi un genre de
tuk-tuk local depuis Siwilai, pour 10 B. Si vous aimez la solitude,
mieux vaut entreprendre la visite de Phu Thawk le matin de bonne heure
– avant le defile den pelerins thai.
Ban Ahong
Plutot que de
passer la nuit a Beung Kan, nous vous conseillons d’aller, a 23 km de
la , jusqu’au village de Ban Ahong (entre Nong Khai et Beung Kan, au
km 115 de la Route 212). A deux pas du Wat Paa Ahong, l’un des
plus curieux et des plus petits temples issaan, le Hideaway Guest
House, tout proche du Mekong, vous fera bon accueil. Blotti entre
d’enormes blocs rocheux, au bord du fleuve, le wat n’abrite qu’un seul
moine resident, le tres venere Luang Phaw Preng. Grace a ses talents
d’horticulteur, les jardins du monastere sont fleuris tout au long de
l’annee. Luang Wat tresse egalement de ravissants objets et du
mobilier en recines de bambou. Et ses potions, a base d’herbes et de
plantes medicinales, lui valent une solide reputation de guerisseur.
De temps a autre, moines thutong ou jeunes novices viennent faire
retaite a ses cotes, l’espace de quelques semaines.
En saison seche,le lit etroit du Mekong forme ici quelques bassins
d’eau claire ou il fait bon nager. Ces lieux sont aussi, diton,
particulierement propices a la soiree du wan awk phansaa qui precede
la “Retraite de la Pluie” dsns la tradition bouddhique. Au cours de
cette ceremonie annuelle, selon la legende, des eclairs surnaturels
bawng fai phayaa naak (les “fusees du dregon”) surgissent du foun des
eaux pour former dans le ciel, a trois reprises, un grand arc lumineux.
Des centaines de Thai et de Lao se rassemblent, a cette occasion, sur
les berges du fleuve. A d’autres epoques de l’annee, les apparitions
d’OVNI defrayent periodiquement la chronique locale. Des rumeurs
similaires circulent dans la ville de Phon Phisai, plus au sud, dans
la direction de Nong Khai. Le proprietaire de la Hideaway Guest House
organise volontiers des excursions en bateau vers les iles du Mekong
pour 10 B. |